On se réveille avec la Coupe du Roi dans un coin de la tête. Ce soir, le FC Barcelone se déplace au Metropolitano pour défier l’Atlético de Madrid en demi-finales de la Copa del Rey.
Et au milieu de tout ça, il y a une histoire qu’on aime bien. Celle de Marc Bernal.
La saison dernière, on l’avait presque oublié. Grave blessure au genou. Passage par le bloc. Saison blanche. Dur. Très dur. Mais cette année, Hansi Flick gère son retour avec prudence. Pas question de brûler les étapes. Et pourtant, en Coupe, on sent que quelque chose se passe. Dans cette Coupe du Roi, Bernal a joué 63,3 % des minutes du Barca. Trois matches, trois titularisations. Pas anodin.
En Liga ? À peine 9 % des minutes. Souvent des entrées en fin de rencontre. En Ligue des champions, 77 minutes. En Supercoupe, 27 petites minutes. On voit bien la différence. Contre Guadalajara, il a joué une mi-temps. Face au Racing Santander, 59 minutes. À Albacete, 66 minutes. D’ailleurs,
Majorque, le déclic
Entré pour 23 minutes, il a inscrit le troisième but du Barca lors du succès 3-0. Son premier en première division. Le banc s’est levé d’un coup. Flick aussi. Comme l’a confié Hansi Flick : « Nous étions tous très heureux de son but. C’est un moment qu’il méritait après sa longue blessure. »
La Copa, son terrain de reconquête
La Coupe, c’est là que Bernal se sent le mieux. Peut-être parce que les matches ont un goût particulier. Peut-être parce que Flick lui fait confiance dans ce contexte précis. Comme le dit Marc Bernal lui-même : « Je me sens bien sur le terrain, surtout en Copa. J’ai plus de temps pour m’exprimer et ça me motive énormément. »
En tout cas, les chiffres parlent. Sur les 270 minutes disputées par le Barca dans cette édition, il en a joué près des deux tiers. C’est énorme pour un joueur qui revient d’une longue blessure. On aime cette montée en puissance progressive. Rien de spectaculaire. Mais du solide. On sent que le staff veut l’amener doucement vers un rôle plus important, surtout dans un calendrier chargé entre Liga, Ligue des champions et Coupe.
Premier rendez-vous face à l’Atlético
Ce qui rend le duel encore plus spécial, c’est que Marc Bernal n’a jamais affronté l’Atlético de Madrid. La saison passée, il était à l’infirmerie. Cette saison, le 2 décembre en Liga, il est resté sur le banc. Bernal se dit prêt : « Je n’ai jamais joué contre l’Atlético, mais je suis motivé. C’est le moment de montrer que je peux aider l’équipe dans un match important. »
Ce soir au Metropolitano, l’histoire peut changer. On connaît l’ambiance là-bas. Pression constante. Duels rugueux. Simeone ne fait jamais de cadeaux. Si Bernal joue, il va devoir répondre présent dans l’impact et dans l’intensité. Mais avec la confiance engrangée face à Majorque, il arrive gonflé à bloc.
