Sale soirée au Palau. Encore une. Nous espérions une réaction, un déclic, quelque chose. Mais le Barca a concédé face à Fenerbahce Beko Istanbul (78-82) une quatrième défaite de suite qui fait mal à la tête et au moral.
Dans une salle pleine, lors d’un rendez-vous important du calendrier d’Euroleague, l’équipe est passée complètement à côté de son début de match. Et à ce niveau-là, ça ne pardonne pas.
Dès les premières minutes, on a senti que ça coinçait. Des tirs ouverts ratés, un manque de rythme, et surtout un énorme trou d’air : 14-29 dans le premier quart-temps. Derrière, courir après le score devient un sport épuisant. Après la rencontre, Xavi Pascual n’a pas cherché d’excuses. « Il me reste un très mauvais goût en bouche », a-t-il lâché, selon EFE, en pointant un groupe entré trop tard dans son match. « On a commencé très mal. On a joué nerveux, on s’est bloqués ».
Un début raté qui plombe tout
Nous l’avons tous vu. Le Barca a pourtant tenté plus de tirs que Fenerbahce. Mais rater, c’est une chose. Perdre totalement ses repères en est une autre. Défense absente, consignes oubliées, visages fermés. Pour un effectif aussi expérimenté, difficile à comprendre. Xavi Pascual insiste : « Une chose est de manquer des tirs, une autre est de se bloquer au point de ne plus défendre ni respecter les règles ».
La défaite précédente à Murcie a clairement laissé des traces. Le coach l’a reconnu sans détour. Le timing n’aide pas non plus, avec une série de matchs compliqués qui s’enchaînent. Oui, Fenerbahce est une grosse cylindrée d’Euroleague. Oui, ils peuvent gagner au Palau. Mais pas comme ça. Pas après un tel non-début de match.
Sur le plan tactique, certaines décisions ont fait parler. Willy Hernangómez n’a joué que 30 secondes, sanctionné par deux fautes rapides. Pascual a expliqué que le cinq très mobile du club turc posait problème au pivot madrilène, moins à l’aise face à des joueurs plus petits et rapides. Le staff a tenté de changer le rythme, sans succès… jusqu’au dernier quart-temps.
Brizuela, le symbole d’un sursaut trop tardif
Parce qu’il y a quand même eu un sursaut. Trop tard, mais réel. Dans le dernier quart, le Barca a enfin montré du caractère. Darío Brizuela en tête. Malgré des douleurs au genou, il a joué plus que prévu et a mis l’intensité que tout le monde attendait. Le coach l’a souligné, saluant son engagement.
Pour le reste, le constat est dur. « On a plusieurs joueurs en dessous de leur niveau », a reconnu Pascual. Clyburn va mieux physiquement, mais n’a pas eu la réussite attendue, même s’il reste essentiel dans les choix offensifs. Shengelia, lui, traverse une période compliquée. Trop pressé d’aider, trop frustré quand ça ne rentre pas. Et ça se ressent sur le terrain.
Nous repartons donc avec une sensation amère. Quatre défaites de suite, ça pèse. Le Barca a montré qu’il pouvait se battre jusqu’au bout, presque revenir, presque gagner. Mais presque ne suffit pas en Euroleague. Il va falloir vite retrouver de l’énergie, de la confiance, et surtout une vraie entame de match, sous peine de voir la saison se compliquer sérieusement.
