Ce lundi, ça va bouger du côté du FC Barcelone. Une réunion clé de la direction va lancer officiellement le processus électoral, avec un scrutin prévu le 15 mars.
Joan Laporta et une partie de son équipe vont remettre leur mandat sur la table pour se représenter. Et en attendant, c’est Rafa Yuste qui va assurer l’intérim à la tête du club jusqu’au 1er juillet. Une période courte, mais forcément scrutée de près par tous.
On entend son nom depuis des années, souvent en coulisses. Cette fois, il passe devant. Selon les informations relayées par marca, c’est bien la proposition de Laporta qui sera validée lors de cette réunion. Yuste devient président en exercice pour environ cinq mois. Pas plus, pas moins. Juste le temps de maintenir le cap avant que le président élu ne prenne officiellement ses fonctions.
Un fidèle de Laporta, au cœur du sportif
Rafa Yuste, c’est d’abord un visage bien connu en interne. Vice-président du FC Barcelone, responsable de toute la partie sportive, il est surtout un homme de confiance de Laporta. Une loyauté totale, assumée, et même revendiquée. Déjà présent lors du premier mandat de Laporta, Yuste avait rejoint la direction en 2005 après les départs de Rosell et Bartomeu. À la fin de cette période, c’est lui qui gérait l’ensemble du secteur sportif. En 2021, il était encore là, numéro deux de Laporta pendant la campagne.
On lui doit aussi un choix qui a marqué l’histoire du club. Le pari Pep Guardiola. Yuste avait suivi de près son travail avec le Barça B en Tercera División. Dans une interview accordée à La Vanguardia, il expliquait clairement : « J’ai été, entre autres, l’un de ceux qui ont soutenu la décision de Laporta de le nommer entraîneur ». Le genre de détail que les supporters n’oublient pas.
Un président intérimaire, mais pas tout-puissant
Attention toutefois à ne pas s’emballer. À partir de ce lundi, Rafa Yuste dirigera le club, oui, mais avec des limites très claires. En période électorale, un président en fonction ne peut pas prendre de décisions stratégiques majeures ni engager le club sur des dépenses lourdes. L’objectif est simple : assurer la stabilité, gérer le quotidien, et éviter les dérapages.
Cela concerne aussi bien le mercato que les grands dossiers économiques. Pas de gros coups annoncés, pas de révolution. Juste garder la maison en ordre.