Au FC Barcelone, Pau Cubarsí s’est vu coller un surnom aussi inattendu que savoureux dans le vestiaire, après un épisode marquant en Ligue des Champions.
Pau Cubarsí s’est installé comme un élément important pour Flick dans l’axe de la défense du FC Barcelone. Le défenseur central, originaire de L’Estanyol, a replongé dans plusieurs souvenirs forts. Ses premiers pas chez les pros, la lumière des projecteurs, et tout ce qui va avec.
Le premier match avec le Barca, il ne l’a pas oublié. Coupe, à Salamanque, contre Unionistas. À la pause, Xavi lui demande d’aller s’échauffer. Puis, juste avant son entrée, l’entraîneur le saisit par le bras et lui glisse qu’il a « pleine confiance » en lui. Sur le terrain, Cubarsí assure s’être senti « à l’aise », « tranquille ». Le plus compliqué, pour lui, arrive après le coup de sifflet. Loin de la pelouse. Les interviews, les micros, les caméras.
Il explique pourquoi ce passage l’a bousculé. À la maison, avec ses proches, il a toujours parlé catalan. L’espagnol, lui, c’était surtout à l’école. Détail révélateur : tout s’est enchaîné à une vitesse folle.
Quelques jours plus tard, il enchaîne avec son premier match comme titulaire en Liga contre le Betis. Xavi le félicite devant tout le monde et lui souhaite un joyeux anniversaire. Robert Lewandowski se rapproche et le chambre, mi-sérieux, mi-amusé : « Tu as vraiment 17 ans ? » L’attaquant n’en revient pas. Cubarsí, lui, sourit. Il admet qu’il avait peut-être encore « une tête d’enfant ».
Le premier vrai crash-test arrive ensuite en Ligue des Champions, face à Osimhen. Avant le huitième de finale retour contre Naples, Xavi lui annonce qu’il sera titulaire, alors qu’il n’avait pas joué une minute à l’aller. Cubarsí raconte avoir cherché le bon équilibre : être agressif, mais rester calme. Bien défendre, et ressortir proprement. Il parle de duels « vraiment bons ». Puis vient la surprise totale : dans le vestiaire, on lui apprend qu’il a été élu meilleur joueur du match. Il n’arrive pas à y croire.
Le surnom au FC Barcelone après l’épisode du casque
Un autre match de Ligue des Champions lui laisse un souvenir encore plus particulier. Et un surnom au FC Barcelone, en prime. Contre l’Étoile Rouge de Belgrade, Cubarsí prend un contact sur une intervention : tête baissée, l’adversaire lève le pied et le touche au visage. Il voit le sang. Dans la foulée, ses coéquipiers s’inquiètent et appellent le médecin.
À la mi-temps, verdict : il faut des points de suture. Avant ça, Cubarsí demande pourtant quelque chose d’assez étonnant : faire un selfie. Objectif, l’envoyer à sa mère pour la rassurer, et garder un souvenir.
Pour pouvoir jouer contre la Real Sociedad quelques jours plus tard, il doit porter un casque de protection. Un casque qui, selon lui, le faisait ressembler à un employé de McDonald’s. Et là, le vestiaire s’en donne à cœur joie : ses partenaires commencent à l’appeler « le serveur de McDonald’s ». Lui raconte l’histoire en rigolant.
Cubarsí revient enfin sur un moment important, à l’époque où il naviguait entre l’équipe première et le filial. Plusieurs clubs s’intéressaient à lui, mais il n’a jamais envisagé de partir. Un jour à l’entraînement, Òscar Hernández, le frère de Xavi et alors adjoint, le recadre et le rassure à la fois : « On compte sur toi. Ne pars pas, tu vas être important. » Des mots qui lui donnent un vrai boost de confiance. Et Cubarsí conclut simplement : le Barca est le club de sa vie.
