En Liga, le FC Barcelone de Hansi Flick veut tourner la page après Girona et repartir sur de nouvelles bases, avec deux jours de repos pour relancer la machine.
Un « shit february » après le coup d’arrêt à Girona
La défaite contre Girona a tout remis à zéro. Le FC Barcelone a lâché la tête de la Liga, alors qu’il avait réussi à reprendre sept points au Real Madrid. Et en Coupe, le ciel s’est franchement assombri. Pour aller en finale, il faudrait un exploit, aujourd’hui jugé plus que lointain, avec un 4-0 à remonter contre l’Atlético après le match aller.
Dans les têtes, ce passage à vide renvoie à novembre dernier. Flick avait lui-même lâché l’expression « shit november ». Le mois change, l’étiquette revient : « shit february ». Après Girona, le constat est brutal. Un match désastreux, un gros manque d’efficacité devant, trop peu de solidité derrière. Et, en toile de fond, les erreurs d’arbitrage, jugées récurrentes, qui reviennent encore sur la table.
Malgré tout, le coach allemand et son vestiaire ont choisi de baisser le ton. Message clair : rien n’est perdu. Flick veut un vrai redémarrage. Et le calendrier lui ouvre une fenêtre : deux semaines sans match pour souffler, récupérer des blessés et revenir en compétition comme en décembre dernier.
Deux jours off, un vestiaire qui veut arrêter de parler des arbitres
Après Girona, Flick a tranché : deux jours de vacances pour tout le monde. Objectif, vider les têtes. Puis repartir au travail avec une idée fixe : en un mois, le Barça joue sa saison.
Plusieurs attentes sont posées sur cette séquence. Le club espère le retour de Pedri. Le staff veut aussi voir Lamine Yamal se recentrer. Devant, Flick attend que ses numéros 9, Ferran Torres et Lewandowski, retrouvent des sensations. Et le Barça doit se remettre à jouer en bloc, avec un Raphinha capable de mener les opérations pendant 90 minutes.
Sauf que ce reset arrive dans un contexte social lourd. Le club est plongé dans une campagne électorale anticipée, lancée par la direction sortante. L’ambiance s’électrise. Le Barça vit obsédé par l’arbitrage, un thème qui ressort souvent quand l’équipe vacille. Au-delà des erreurs, l’idée d’un ennemi extérieur, en pleine campagne, met de l’huile sur le feu. Et le vestiaire n’est pas coupé de ce qui se passe autour.
Les jours off décidés par Flick, comme le discours interne sur l’arbitrage, visent donc à calmer une situation qui ne mène nulle part. En conférence de presse, Flick n’a pas cherché d’excuses pour la défaite. Et Cubarsí, a donné la ton : « Pas question de parler des arbitres, baisser la tête et continuer à travailler ».
Pour rester dans le coup en Liga, le FC Barcelone a encore des raisons d’y croire. Le club a déjà gagné un titre. Il dépend de lui-même dans toutes les compétitions qu’il lui reste, après avoir remporté la Supercoupe. Autre point positif : les trois prochains matchs seront au stade, où le Barça n’a toujours pas perdu. Mais le vrai défi est ailleurs. Le message « on oublie les polémiques » doit aussi être entendu par l’entourage du club. Et en pleine période électorale, c’est tout sauf simple, surtout quand le populisme prend le dessus sur les débats.
