Le mercato du FC Barcelone pourrait bien s’écrire cet été sans Robert Lewandowski. Le Polonais se rapproche d’un départ, au terme d’une saison où Hansi Flick a dû composer avec un statut devenu délicat.
Cette saison, Robert Lewandowski a démarré sur le banc 16 fois sur les 32 matchs où il était disponible. À 38 ans, gérer un joueur de ce calibre n’a rien d’anodin. On parle d’un attaquant proche des 800 buts en carrière, une légende.
C’est Hansi Flick qui tient la barre. Et l’équation est encore plus sensible parce que les deux hommes se connaissent parfaitement, au-delà du fait qu’ils partagent le même représentant. De grands moments ensemble à Munich, puis aussi à Barcelone. Dès le début, la ligne a été claire : de la franchise.
À l’été 2024, Flick a voulu parler directement à deux joueurs qu’il connaissait particulièrement bien dans le vestiaire. À Gündogan, il a expliqué qu’il ne l’imaginait pas dans une équipe voulant jouer à mille à l’heure, en lui indiquant que devant lui il y aurait Olmo, Fermín, Gavi… Avec Lewandowski, Flick comptait sur lui. Mais il a posé ses exigences : de l’engagement, des efforts au pressing, et l’exemple à donner au groupe. Ensuite, l’entraîneur a aussi retouché certains réglages tactiques pour l’exposer moins.
Lewandowski, lui, sortait d’une fin compliquée avec Xavi, qui ne le voyait plus comme l’attaquant de référence d’une grande équipe. Il en avait fait un défi la saison passée. Et le bilan avait claqué : 42 buts en 52 matchs.
Cette année, Flick avance sur un fil. Ferran est l’avant-centre titulaire, mais Lewandowski a reçu des signaux forts. Titulaire le jour du retour au Spotify Camp Nou, il a inscrit le premier but de ce retour à la maison. Il a aussi débuté cinq des huit matchs de la phase de ligue de la Ligue des Champions, une compétition qui garde un éclat particulier. Et c’est encore lui que Flick a choisi pour la finale de la Supercoupe, avec un but splendide au Real Madrid.
En interne, son attitude est décrite comme exemplaire. Pas de mauvaise humeur affichée. Et, en novembre, avant le match de Ligue des Champions à Bruges, Flick l’a encensé : « Je n’ai jamais eu un joueur plus professionnel que lui ».
Mercato du FC Barcelone : un adieu qui se dessine
Tous les voyants pointent vers un départ de Robert Lewandowski cet été. Au club, on laisse entendre que le timing de l’annonce dépendra du joueur. Mais le message passe aussi depuis des mois : la décision serait déjà prise.
Un seul scénario pourrait rebattre les cartes : un retournement négatif dans la négociation pour la prolongation de Ferran. Sans que cela ne soit présenté comme une garantie.
De son côté, Lewandowski explore depuis des mois plusieurs pistes. L’Arabie saoudite, les États-Unis, et une troisième option « à la Modric » : rester en Europe à très haut niveau avec un rôle de titulaire. Plusieurs clubs ont été évoqués : le Milan, l’Atlético et Fenerbahce.
En attendant, il continue d’apporter ce que Flick attend : profiter de ces mois, soutenir, faire gagner encore des matchs sur le terrain, et agir comme un père dans le vestiaire.
Lewandowski peut aussi rappeler qu’il a largement dépassé les attentes. Quand il a signé au Barca à l’approche de ses 33 ans, peu imaginaient le voir tenir quatre saisons au plus haut niveau. Il n’est plus l’attaquant explosif de Dortmund, ni la machine totale de Munich (344 buts en 375 matchs). Mais son transfert a été rentabilisé : le club a payé 40 millions, et lui affiche 114 buts en 176 matchs à Barcelone, tout en se rapprochant du top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire du club.
C’est précisément pour ça que sa situation reste la plus délicate à gérer pour Flick, au cœur d’un mercato du FC Barcelone qui s’annonce agité.
