Le FC Barcelone de Xavi, Puyol ou David Villa est venu à bout du Real Madrid d’Iker Casillas. Cette confrontation a ravivé bien des souvenirs.
Même avec les tempes grisonnantes, certaines rivalités ne vieillissent pas. À Guadalajara (Mexique), les légendes du FC Barcelone ont dominé celles du Real Madrid (2-1). Dans un Clasico honorifique chargé de symboles, de mémoire… et de football. Un succès porté par un doublé de Javier Saviola, et par l’élégance intacte de l’école blaugrana.
Organisée à cent jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, dont Guadalajara sera l’une des places fortes, la rencontre s’est déroulée dans un contexte particulier. La région mexicaine a récemment traversé une période de fortes tensions sécuritaires. Mais la FIFA a réaffirmé son soutien au Mexique, maintenant le cap vers un Mondial historique sur le continent nord-américain.
Sur la pelouse, le rythme était mesuré, dicté par l’expérience et les corps marqués par les années. Mais l’intelligence de jeu, elle, n’a jamais quitté ces anciens artistes. Dès les premières minutes, le Barça a imposé sa patte : maîtrise technique, circulation fluide et occupation rationnelle de l’espace. Le public, nombreux, n’a pas tardé à se laisser emporter.
La nostalgie d’une grande équipe
C’est Javier Saviola qui a donné le ton. À la 4e minute, l’Argentin a contrôlé le cuir à l’entrée de la surface avant de décocher une frappe sèche et précise, logée dans la lucarne droite d’Iker Casillas. Quatorze minutes plus tard, servi dans l’axe par Xavi, il a répété l’exercice : contrôle, lecture, finition croisée. Le Barça menait déjà 2-0. Le Real Madrid a tenté de répondre, réduisant l’écart sur penalty par Fernando Hierro. Mais la soirée appartenait aux Blaugranas, plus cohérents, plus justes, plus fidèles à leur identité.
Capitaine pour l’occasion, Rafael Márquez a incarné ce lien profond entre Barcelone et le Mexique. Ovationné à chacune de ses interventions, l’ancien défenseur a soulevé le trophée au terme de la rencontre. Le tout sous les applaudissements d’un stade conquis. Autour de lui, Xavi, Carles Puyol, David Villa, Gaizka Mendieta ou encore Maxwell ont rappelé, chacun à leur manière, la richesse d’une génération dorée.
