Le FC Barcelone joue sa survie en Copa du Roi et Ferran Torres peut être l’arme principale pour renverser l’Atlético.
Une mission presque impossible, et un choix fort pour Flick
Le FC Barcelone s’accroche à l’idée d’une soirée historique pour rejoindre la finale de la Copa du Roi. Le 4-0 pris à l’aller au Metropolitano laisse une montagne à gravir. Il faudra un exploit, un vrai. Dans toute son histoire, le club n’a renversé un retard similaire qu’une seule fois: le mémorable 6-1 contre le Paris Saint-Germain en Ligue des Champions 2016-17.
Comme si le score ne suffisait pas, le contexte s’en mêle. Le Barça doit faire sans Frenkie de Jong, Eric Garcia et Robert Lewandowski. Un coup dur au moment le plus décisif de la saison. Et sans son référent offensif, il faudra des buts, de l’intensité, et surtout de la conviction dans la surface.
Le premier choix fort se joue sur le tableau de Hansi Flick. L’Allemand décortique plusieurs options pour bousculer une défense de l’Atlético qui pourrait se refermer. Le gros doute, c’est l’axe: Ferran Torres en pointe, ou Dani Olmo en faux neuf pour créer des supériorités entre les lignes. La mobilité d’Olmo peut aimanter les centraux et libérer des couloirs pour Lamine Yamal et Raphinha. Ferran, lui, propose une menace plus frontale. Plus verticale. Avec cet instinct de finition qui peut tout changer.
Ferran, une opportunité à saisir face à un adversaire qui lui réussit
Si Flick mise sur Ferran, c’est une vraie carte à jouer pour le Valencien. Il est le deuxième meilleur buteur de l’effectif, mais il traverse une phase moins efficace. Plus de but depuis le 31 janvier contre Elche. Un trou d’air qui tranche avec son bilan global: 16 buts cette saison, dont 12 en Liga, un en Copa du Roi, deux en Ligue des Champions et un en Supercoupe. Il a marqué dans toutes les compétitions.
La demi-finale aller face à l’Atlético, d’ailleurs, lui a laissé un souvenir amer. Match compliqué. Peu d’influence, pas vraiment dans le pressing, et une seule occasion: une tête. Puis, à l’entrée de Lewandowski, il avait basculé à gauche. Cette fois, tout change. Sans le Polonais, le Barça a besoin d’agressivité, de mobilité et d’efficacité dans la zone de vérité. Si Ferran démarre, l’équipe misera sur son intensité et son flair comme argument offensif principal en Copa du Roi.
Et l’affiche pourrait lui sourire. L’Atlético est le deuxième club contre lequel il a le plus marqué dans sa carrière: cinq buts en douze matchs. Seul le Betis a davantage subi, avec neuf buts encaissés en treize rencontres.
Contre les hommes de Diego Pablo Simeone, Ferran a disputé neuf matchs de Liga et trois de Copa du Roi. Et le bilan collectif penche du bon côté: sept victoires, trois nuls et deux défaites. Un adversaire qui a souvent réussi au Barça, et que le club a déjà su faire plier dans des moments qui comptent. La saison dernière, lors du 4-2 en Liga, Ferran avait signé le but de l’égalisation puis celui de la victoire. Une prestation lourde de conséquences dans la course au titre.
