Au Metropolitano, le FC Barcelone a sombré face à l’Atlético de Madrid en coupe du roi. 4-0. Net. Sans discussion possible.
En première période, on a été balayés. Intensité, pressing, verticalité. Les Madrilènes ont joué comme une finale. Nous, on a subi. La défense haute, qui nous avait tant servi ces derniers mois en Liga, a explosé. Et derrière, ça a fait mal. Très mal.
Une défense en morceaux, une ligne trop haute
On commence par le coach. Oui, Flick est le premier visé. Sa ligne avancée a pris l’eau face aux projections rapides de Antoine Griezmann, Julián Álvarez et Ademola Lookman. On a vu des boulevards dans le dos des latéraux. Impossible de corriger le tir.
Sur le terrain, le premier à être pointé du doigt, c’est Joan García. Il semblait moins inspiré ces dernières semaines, et ça s’est confirmé. Sur l’ouverture du score, son contrôle est raté après une passe d’Eric García. Derrière, quatre buts encaissés sur six tirs cadrés. Difficile d’être plus cruel.
Eric, justement. Il marque contre son camp, même si la responsabilité est partagée. Mais surtout, il ne tient pas face aux vagues rouges et blanches. Dépassé par Griezmann et Julián. Expulsé en fin de match après une faute en dernier défenseur sur Álex Baena. Il manquera le retour.
Et puis il y a Alejandro Balde. Là, c’est dur. Très dur. On l’a vu sur toutes les actions dangereuses. Les deux premières grosses occasions viennent de son côté. Le but de Griezmann aussi. Celui de Lookman pareil. Même l’expulsion d’Eric naît d’une mauvaise passe en retrait, pris dans le dos encore et encore. Bref, une soirée à oublier.
À la 37e minute, Flick sort Marc Casadó. Un choix fort. Il avait un jaune, il n’apportait pas assez au milieu. Mais soyons honnêtes, Frenkie de Jong et Dani Olmo n’ont pas pesé non plus. On aurait presque pu changer les onze.
Une attaque fantôme au Metropolitano
Devant, c’était le néant. Et ça fait mal à écrire. Ferran Torres touche 22 ballons en 104 minutes. Cinq pour engager après les buts encaissés. Isolé, sans solution. De l’autre côté, Robert Lewandowski entre à la 37e et ne touche que 14 ballons en 67 minutes. Pas une seule occasion. Rien.
On a eu l’impression de ne jamais pouvoir inverser la tendance. L’Atlético a géré sa seconde période sans paniquer. Nous, on courait derrière. Le plus inquiétant, c’est cette sensation de fragilité. Oui, il y avait des absences importantes. Oui, l’Atlético était en feu. Mais à ce niveau-là, on ne peut pas exploser ainsi en demi finale de coupe du roi…
