Dani Olmo en Coupe du monde a livré une prestation de patron dans la demi-finale remportée par l’Espagne face à une France pourtant annoncée favorite.
Dani Olmo en Coupe du monde, symbole d’une Roja libérée
Mardi 14 juillet, à Dallas, l’Espagne a déjoué le scénario annoncé contre une équipe de France arrivée avec le statut de favorite et l’étiquette de meilleure sélection du tournoi.
La Roja cherchait encore son match référence avant ce rendez-vous majeur. Elle l’a trouvé au meilleur moment, portée par un milieu de terrain nettement au-dessus du lot. Rodri, Fabián Ruiz et Dani Olmo ont pris la main chacun dans leur registre, jusqu’à priver les Bleus de respiration.
Olmo, lui, a fait la différence dans les zones qui comptent. Dans le dernier tiers, chacune de ses touches a semblé servir une intention claire, entre lecture des espaces, maîtrise sous pression française et justesse dans l’orientation du jeu. Son offrande pour le but de Pedro Porro en seconde période a parfaitement résumé sa soirée : finesse, timing et précision.
Rodri et Fabián Ruiz étouffent les Bleus
Au cœur du jeu, Rodri a imposé le tempo. Le capitaine espagnol a coupé les contres français dès leur naissance et installé la possession avec une autorité totale. Une réponse forte, aussi, aux doutes nés d’une période perturbée par une grave blessure au genou.
À ses côtés, Fabián Ruiz a confirmé son importance dans cette équipe. Titularisé devant Pedri lors du tour précédent face à la Belgique, il a apporté l’énergie et la présence physique que l’Espagne recherchait. Par ses interceptions et son placement, il a éteint presque toutes les attaques prometteuses de la France.
Pedri reste l’un des joueurs les plus talentueux de sa génération, mais son tournoi n’a pas atteint son niveau habituel. Dans cette demi-finale, l’équilibre espagnol est venu d’un trio plus dense, plus tranchant, parfaitement taillé pour l’intensité du rendez-vous.
Cette défaite accompagne aussi la sortie contrastée de Didier Deschamps. Son mandat laisse un titre mondial, une autre finale et une présence constante dans les grands tournois, mais également l’impression d’un potentiel offensif jamais totalement libéré. Zinedine Zidane est largement attendu pour prendre la suite, avec une génération française encore très armée.
L’Espagne, de son côté, avance vers la finale de dimanche avec une certitude nette : si son milieu retrouve ce niveau, le titre sera à portée.
Source : FC Barcelone Media Center