Le départ de Robert Lewandowski du Barça s’est décidé sur son statut sportif : Joan Laporta voulait le conserver, mais Hansi Flick et Deco ne pouvaient pas lui garantir une place de titulaire.
Le départ de Robert Lewandowski, faute de garanties
Pini Zahavi présente cette séparation comme la conséquence d’un désaccord sur le statut sportif de l’attaquant polonais. Le président Joan Laporta souhaitait le voir rester au Camp Nou une saison supplémentaire. En décembre, lors d’un échange avec l’agent, il avait été très direct : « Je veux que Robert reste. »
Cette volonté présidentielle ne suffisait toutefois pas. Zahavi précise que Laporta, son ami depuis plus de trente ans, ne s’immisce pas dans le travail des entraîneurs. Les décisions concernant l’effectif revenaient au directeur sportif Deco et à l’entraîneur Hansi Flick, qui n’étaient pas en mesure de promettre une place de titulaire à Lewandowski.
Pour le buteur, cette question comptait davantage que l’argent. Lewandowski voulait jouer régulièrement et conserver un rôle majeur au sein de l’équipe. Deco et Flick envisageaient autrement son avenir au Barça, si bien que d’autres options ont commencé à être étudiées.
Une fois son contrat arrivé à expiration, le Polonais a fait ses adieux au club, en larmes, à la fin de la saison dernière. Son maintien dépendait donc moins du souhait de Laporta que du rôle prévu par les responsables sportifs. Sans garantie de débuter les rencontres, rester ne lui offrait pas la perspective recherchée.
Une offre saoudienne à 100 millions par saison
Le choix effectué quelques mois plus tôt montre à quel point Lewandowski tenait alors au Barça. En janvier 2026, une proposition saoudienne portant sur deux ans l’attendait. Elle atteignait 100 millions d’euros par saison, un montant qui aurait pu précipiter son départ pendant le mercato hivernal.
L’Arabie saoudite l’attirait également pour des raisons pratiques. Zahavi cite notamment le faible décalage horaire entre Riyad et Varsovie. Une installation dans le pays aurait aussi permis à Lewandowski de rester plus proche de la Pologne qu’en partant aux États-Unis.
Malgré ces arguments et le salaire proposé, l’attaquant a décliné l’offre. Son agent résume sa décision en une phrase : « Parce qu’il voulait jouer pour le FC Barcelone. » À ce moment-là, l’argent n’a donc pas suffi à le convaincre de quitter les Blaugrana.
Ces deux épisodes répondent à la même logique. Lewandowski a d’abord privilégié son envie de rester au Barça plutôt qu’un contrat saoudien colossal. Lorsque son avenir a été discuté, la possibilité de jouer et de peser dans l’équipe a de nouveau primé sur les considérations financières.
Le Chicago Fire ouvre la page MLS
Après l’expiration de son contrat, Lewandowski a finalement rejoint le Chicago Fire en MLS. Zahavi présente ce nouvel engagement comme le deuxième contrat le plus élevé du championnat, juste derrière celui de Leo Messi. Aucun montant précis n’a été avancé pour cet accord.
L’agent met surtout en avant la détermination de la franchise : « Chicago voulait vraiment Robert. » Cette destination contraste avec les arguments pratiques initialement avancés en faveur de Riyad. Le contexte avait néanmoins changé, puisque le Barça ne pouvait plus lui offrir les garanties sportives qu’il réclamait.
Lewandowski a ainsi tourné la page malgré la volonté de Laporta de poursuivre leur collaboration. Le président souhaitait une saison supplémentaire, mais la construction de l’effectif relevait de Deco et Flick. Leur vision différente, ajoutée à l’importance accordée par le joueur à une place de titulaire, a tracé la voie vers Chicago.
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