Victoire du FC Barcelone à Elche, 3-1, trois points de plus et une place de leader bien accrochée. Dit comme ça, tout va bien.
Et pourtant, on est nombreux à avoir soufflé fort devant notre écran. Parce que ce match, comme celui juste avant, aurait dû être plié bien plus tôt. Très tôt même.
Le Barca marque trois buts au Martínez Valero et monte à 60 réalisations cette saison. C’est énorme. Mais quand on regarde le contenu, impossible de ne pas tiquer. Les occasions se sont enchaînées, parfois à la chaîne. Des frappes dans la surface, des face-à-face, des ballons qui passent juste à côté. À tel point que si le score avait été de 6 ou 7-1, personne n’aurait crié au scandale.
Le souci, c’est que ce n’est pas un cas isolé. À Anoeta, quelques jours plus tôt, le Barca avait déjà dominé sans concrétiser. Vingt-cinq tirs, un seul but, et une défaite au bout. Cette fois, la réussite était un peu plus là, mais le problème reste le même. En Liga, ça peut passer. En Ligue des champions, on le sait tous, ça peut faire très mal.
Trop d’occasions ratées, Flick tire la sonnette d’alarme
Après le match, Hansi Flick ne s’est pas caché. Le coach était content du résultat, mais pas totalement rassuré. « Nous avons créé une mentalité positive, mais nous devons être plus concentrés devant le but », a-t-il expliqué en français. Un constat simple, mais clair. Parce que rater autant, ce n’est pas anodin.
Sur les deux derniers déplacements, le Barca a tenté 55 frappes. 55. Seulement 17 ont été cadrées, pour quatre buts au final. À Elche, le ratio est un peu meilleur avec trois buts sur trente tirs, mais on reste loin des standards attendus pour une équipe de ce niveau. Et quand on ajoute à ça huit frappes sur les poteaux en deux matchs, on se dit que la chance n’aide pas… mais qu’il n’y a pas que ça.
Raphinha a beaucoup tenté, parfois trop. Frenkie de Jong a encore été précieux dans l’entrejeu, éliminant, accélérant, cassant des lignes. Le jeu est là. L’envie aussi. Mais à force de manquer le dernier geste, on finit par se mettre en danger tout seul.
Des stats inquiétantes malgré un jeu séduisant
Les chiffres sont clairs et parlent à tous les fans. Sur ces deux matchs, le Barca a ultra-dominé… sans tuer les rencontres. À Saint-Sébastian, ça s’est payé cash. À Elche, la victoire masque un peu le problème, mais il est bien réel. Flick le sait, le staff aussi, et les joueurs ne se cachent pas.
Après la rencontre, Frenkie de Jong a tenu à relativiser. « Normalement, nous avons des joueurs qui finissent très bien. Nous créons beaucoup d’occasions. Elche est une équipe courageuse, qui joue bien. Comme ça, le football est plus agréable », a-t-il déclaré. Et il n’a pas tort. Le Barca reste la meilleure attaque de Liga, avec une avance confortable sur ses poursuivants.
Mais entre bien jouer et être efficace, il y a parfois un monde. Et nous, on sent que ce détail peut tout changer dans les matchs importants. Lamine Yamal continue d’impressionner, Flick insiste sur son rôle et sur l’importance de le voir évoluer à ce niveau dès maintenant. Le potentiel est énorme. Il ne manque plus que ce petit déclic devant le but.
