On attendait une grosse bataille. On a pris une claque. Au Metropolitano, le 12 février 2026, le FC Barcelone est tombé lourdement face à l’Atlético en demi-finale aller de Coupe du Roi. Score final : 4-0.
Oui, 4-0. Une soirée qui pique encore ce matin.Dans un stade bouillant, les hommes de Hansi Flick ont sombré dès la première période. Pas de pressing. Des lignes trop éloignées. Et un Atlético plus tranchant, plus agressif, plus affamé. Bref, tout ce qu’on déteste voir quand il s’agit du Barca.
Sur le banc, Flick n’a pas tourné autour du pot. « Nous n’avons pas bien joué en première mi-temps, nous n’avons pas joué comme une équipe. La distance entre les joueurs était grande. Nous n’avons pas pressé. Et lors des 45 premières minutes, nous avons appris une grande leçon. » Le ton est calme. Mais le message est clair.
Une première mi-temps qui fait mal
On ne va pas se mentir. Les 45 premières minutes ont été un cauchemar. Le Barca n’a jamais vraiment existé. Trop passif. Trop lent. L’Atlético, lui, a senti le coup. Chaque transition faisait mal. Flick l’a reconnu sans chercher d’excuses : « Ils ont eu plus faim de marquer. Et c’est ce que je veux. Nous ne l’avons pas fait en première mi-temps. L’équipe est jeune, mais je ne mets pas d’excuses. » Voilà. C’est dit.
Ce qui fait mal, c’est ce sentiment de déjà-vu. On repense à la défaite contre l’Inter en Ligue des champions. D’ailleurs, le coach a lâché : « Non, le pire jour, c’était contre l’Inter. Maintenant, nous avons une option pour remonter. Ce ne sera pas facile, mais nous allons essayer. » Donc oui, il y croit encore. Et nous aussi, quelque part.
Malgré la gifle, il a tenu à soutenir son groupe : « Ce fut une défaite douloureuse, mais je suis fier de l’équipe. » On sent qu’il protège ses joueurs. La saison a été marquée par des blessures. L’effectif a souvent été bricolé. Mais ça n’excuse pas tout.
Polémique autour du VAR et appel au sursaut
Impossible de ne pas parler du VAR. L’action sur Balde en début de match a mis le feu aux poudres. Pour Flick, la décision était évidente : carton jaune. « La première action sur Balde c’était un carton. C’est sûr. Tout aurait été différent s’il l’avait montré. En ne le faisant pas, tu invites à jouer comme ça. »
Et il a enchaîné, visiblement agacé : « Pour moi, c’est un désordre. Ont-ils été arrêtés sept minutes ? Ont-ils trouvé quelque chose ? Pour moi, ce n’était pas hors-jeu. S’ils ont vu quelque chose, qu’ils le disent. Mais il n’y a pas de communication. ». On connaît l’importance du VAR dans les grandes compétitions européennes et nationales, mais quand la communication manque, la frustration monte vite. Et on l’a tous ressentie devant l’écran.
Maintenant, il reste le match retour. Et là, tout change. Au Camp Nou, avec notre public. Hansi Flick a déjà lancé l’appel : « Nous avons deux mi-temps de plus et nous allons lutter. Si nous gagnons 2-0 à chaque mi-temps… nous aurons besoin de nos supporters à la maison. » C’est ambitieux. Très ambitieux. Mais on a vu des scénarios plus fous…
