Raphinha a encore pesé avec le FC Barcelone. Son doublé sur penalty contre le Séville FC, ajouté à un hat trick, illustre sa confiance du moment.
Une méthode simple, mais redoutable
Face au Séville FC, Raphinha a signé le troisième hat trick de sa carrière avec le maillot du Barca. Quelques jours plus tôt, à St James’ Park, le Brésilien avait laissé un penalty à Lamine Yamal dans la dernière action. Cette fois, sans le jeune ailier, il a assumé. Deux tentatives, deux buts.
Sur la première, il a tenté une Panenka. Sur la seconde, il a changé totalement d’idée avec une frappe puissante, à ras de terre, sur sa gauche. Après la rencontre, il a expliqué sa logique avec le sourire : « Il faut changer un peu, parce que les gardiens savent déjà ce que tu vas faire. »
Tout est là. Le secret de Raphinha sur penalty repose sur la variation. Le Brésilien change beaucoup, alterne les zones, modifie parfois sa course et cherche avant tout à lire le gardien jusqu’au dernier instant. Son approche est lente, pour capter un indice sur le côté choisi par le portier. Puis les deux derniers pas s’accélèrent. L’idée est simple : si le gardien attend, il n’a plus le temps d’aller chercher une frappe placée près du poteau.
Dans sa carrière, Raphinha a marqué 18 de ses 19 penalties. Lors de son premier passage en Europe, au Vitoria Guimaraes, il en a transformé 2 sur 3. Ensuite, à Rennes, il a marqué l’unique penalty qu’il a tiré. C’est d’ailleurs en France qu’il a commencé à utiliser ce petit saut avant la frappe, un geste que Robert Lewandowski emploie aussi souvent.
Des chiffres très solides avec le Barca
Avec Leeds, Raphinha alternait déjà les côtés. Un à gauche, puis le suivant à droite. Il n’a répété le même côté qu’une seule fois, sur sa droite, et la deuxième fois sans le petit saut d’élan. Après son dernier penalty avec le club anglais, il a attendu deux ans avant d’avoir sa première occasion avec le FC Barcelone.
Depuis son arrivée au Barca, il a tiré onze penalties. Sur cette série, il n’a répété le même côté qu’à une seule reprise. Là encore, sur sa droite. Avant cela, il avait frappé une fois à gauche puis une fois à droite avec la sélection brésilienne. Au match suivant avec le Barca, contre Majorque, il a de nouveau choisi la droite. Le gardien avait senti le coup, sans pouvoir toucher le ballon.
Autre détail à retenir : avec le maillot blaugrana, Raphinha n’a tiré en hauteur qu’une seule fois. Le reste du temps, il vise le bas. Contre le Séville FC, ses deux derniers penalties lui ont permis de devenir le premier joueur à marquer deux penalties dans les 21 premières minutes d’un match de Liga au XXIe siècle. C’était aussi la première Panenka réussie de sa carrière.
Raphinha a pris de plus en plus de poids dans la hiérarchie des tireurs du FC Barcelone. Les penalties se partagent entre lui, Lamine Yamal et Lewandowski. Cette saison, Lamine affiche un bilan de 4 sur 5, avec un seul échec à Gérone. Lewandowski, lui, a marqué une fois sur trois tentatives. Raphinha, avec cinq penalties transformés, est le seul à conserver un 100 % de réussite.
