Dani Olmo relance le débat au FC Barcelone après son action décisive à Newcastle, au point de pousser Hansi Flick à revoir son statut dans l’équipe.
Une entrée qui change tout
Le FC Barcelone a souffert à Newcastle. Très prudent, parfois même méconnaissable, le Barca s’est surtout accroché grâce à Cubarsí et Gerard Martín dans l’axe, à la personnalité de Lamine, puis à l’intervention décisive de Dani Olmo.
L’Espagnol a frappé au bon moment. Son action pour obtenir le penalty résume parfaitement ce qu’il peut apporter à cette équipe. Du talent pur, de la justesse dans les petits espaces et cette capacité à débloquer, seul, une situation fermée. Dans un match où le Barca a longtemps manqué de clarté, son entrée a changé beaucoup de choses.
Olmo a dû endosser un rôle proche de celui de Pedri dans un contexte compliqué. Associé à Casadó au milieu, il a aidé à sécuriser la possession avec 20 touches de balle et 13 passes réussies sur 14. Cela n’a pas suffi à transformer le match du FC Barcelone, tant la pression agressive et les duels imposés par Howe ont étouffé le jeu blaugrana. Lamine, avec quelques conduites de Cancelo, a été l’un des rares points d’appui d’un Barca trop pauvre dans les trente derniers mètres, avec seulement 79 passes et 81,1 % de précision.
Mais sur l’action du penalty, l’impact d’Olmo a été total. Son appel entre les lignes sur la passe de Raphinha, puis son habileté dans un petit espace, ont provoqué la faute de Thiaw. Peu de joueurs dans l’effectif possèdent ce type de qualité. Aujourd’hui, seuls Lamine ou Pedri semblent capables d’offrir la même finesse dans ce registre.
Un rôle plus important jusqu’à la fin de saison ?
Cette action remet clairement sa place au centre des discussions. Sa meilleure zone semble être celle de meneur offensif, un poste parfois flou dans le système du FC Barcelone. Flick préfère aussi, selon les matches, le volume dans la surface et les appels de Fermín à la finesse d’Olmo. L’alternance voulue par le coach allemand réduit la continuité de beaucoup de joueurs et entraîne souvent des changements dans les compositions et les positions.
Pourtant, la polyvalence d’Olmo devrait lui assurer un rôle majeur jusqu’à la fin de saison. Le Barca manque d’inspiration devant. À part Lamine, aucun des principaux atouts offensifs n’évolue à son meilleur niveau. Raphinha traverse des contradictions physiques, Ferran est dans une phase basse, et Lewandowski apporte de moins en moins loin de la surface.
Dans ce contexte, Olmo ressemble à un élément presque indispensable. En neuf ou en faux neuf selon les moments du match, il peut offrir une vraie solution au FC Barcelone. Ses contrôles orientés, sa qualité dans les un-contre-un, son inventivité face aux blocs resserrés et sa justesse dans les choix donnent de l’air à une attaque qui manque de connexions.
Ses chiffres renforcent encore cette impression. Depuis son retour, il totalise 19 buts et 14 passes décisives. À Newcastle, alors que la défaite semblait se dessiner et faisait planer un vrai danger avant le match retour, Olmo a pris ses responsabilités. Une action très personnelle, mais surtout une action qui rappelle pourquoi son cas mérite aujourd’hui une vraie révision dans la hiérarchie de Flick.
