Toujours plus ambitieux, Lamine Yamal a du mal à accepter le fait de laisser sa place, même en fin de rencontre.
À seulement 18 ans, Lamine Yamal incarne déjà bien plus qu’une promesse au FC Barcelone. Brillant, décisif, omniprésent, l’ailier blaugrana nourrit toutefois une ambition qui dépasse parfois la gestion que son entraîneur souhaite imposer. Yamal supporte mal les remplacements. Il veut jouer, toujours, et jusqu’au bout.
Le dernier épisode en date s’est produit lors de la rencontre face à Levante, lorsqu’il a quitté la pelouse à la 88e minute, visiblement contrarié. Une réaction loin d’être isolée. Cette saison, le jeune international espagnol a disputé 33 matches toutes compétitions confondues, dont 21 en championnat et 6 en Ligue des champions. S’il a été remplacé à onze reprises, il n’a manqué que six rencontres, pour blessure ou suspension. Dès qu’il est disponible, il joue. Et souvent, il décide.
Lamine Yamal déterminant
Avec 15 buts et 13 passes décisives, Yamal s’est imposé comme un élément central du projet. Mais cela ne lui suffit pas. Lorsqu’il ne termine pas un match, la frustration est visible. Déjà face à Chelsea ou contre l’Eintracht Francfort, ses sorties prématurées avaient donné lieu à des réactions sans détour.
Son entraîneur, Hansi Flick, ne s’en offusque pas. « C’est une réaction normale. J’ai été joueur moi aussi », a-t-il rappelé, évoquant des émotions compréhensibles chez un footballeur qui se sent capable d’enchaîner 90, voire 100 minutes. L’entraîneur allemand insiste toutefois sur la nécessité de gérer son joyau, tant pour préserver sa fraîcheur que pour impliquer l’ensemble de l’effectif.
