Girona-Barca (2-1) en Liga laisse le Barca frustré, entre fragilités défensives, grosses occasions gâchées et un sentiment de mental en baisse.
Une défense à stabiliser, Flick cherche la bonne formule
À Montilivi, le décor était planté. Un match à réaction, sous pression, dans une course au titre où chaque point pèse lourd. Et avec le Real Madrid en tête de la Liga avant le coup d’envoi, l’enjeu prenait encore plus de relief. Dans ce contexte, autre chose qu’une victoire à Girona passait mal.
Sur la pelouse, un constat s’impose rapidement : l’équilibre défensif reste un chantier. La ligne arrière n’a pas été irréprochable. Des séquences compliquées, des espaces offerts, des situations dangereuses concédées. Encore.
Par moments, le Barça a toutefois paru plus stable avec Gerard Martin à gauche, avec Eric juste à l’intérieur. Après la prestation très difficile d’Alejandro Balde lors du match précédent, Martin tient peut-être une ouverture. Une vraie carte à jouer, avec l’occasion de s’installer et de repousser Balde vers un rôle de doublure.
À droite, le casse-tête demeure. Hansi Flick doit choisir entre Kounde et Joao Cancelo. Un choix qui compte, parce qu’il faut vite trouver la bonne formule si le Barça veut conserver son titre.
Après la rencontre, Joan Garcia a d’ailleurs appuyé là où ça fait mal. Le gardien a réclamé une réaction nette : « On concède beaucoup trop d’occasions, on concède trop facilement. Mes nombreux arrêts, ce n’est pas une bonne chose. Ce n’est pas quelque chose à célébrer si je dois faire autant d’arrêts. »
Trop de déchets devant, et une mentalité qui interroge
L’autre gros regret de Girona-Barcelone (2-1), c’est l’efficacité. Des opportunités, parfois très franches, mais pas de coup de massue au bon moment. Lamine Yamal a joué avec sa confiance habituelle, ce culot qu’on aime voir chez lui. Mais il a aussi laissé apparaître un défaut déjà aperçu : quand ça ne tourne pas dans son sens, il peut se relâcher.
En première période, avec beaucoup d’espace pour attaquer, il fallait parfois aller au plus simple. Donner le ballon, frapper fort, au lieu de chercher le geste parfait à chaque action. Yamal a aussi manqué l’occasion d’ouvrir le score sur penalty. Et il n’a pas été le seul à gaspiller.
Les chiffres racontent la soirée : le Barça a touché le poteau deux fois en première mi-temps, a tenté 27 tirs sur l’ensemble du match, mais n’a marqué qu’un seul but. Difficile de gagner un match aussi tendu en laissant autant de situations sans conclusion. Devant, il faudra être bien plus tranchant.
Cette défaite remet aussi une question sur la table : où est passée la « mentalité de gagnant » ? Pour aller chercher des titres, le Barça devra montrer autre chose que ce qui a été produit au Metropolitano et à Montilivi. Se présenter en pensant que ça va passer ne suffit pas. Chaque point, chaque victoire en coupe, tout se gagne.
Le constat est dur, mais il colle à l’exigence du club. Trop de prestations restent en dessous du niveau attendu. Et dans une Liga qui se joue au détail, ce genre de soirée se paie cash.
