Le mercato du Barça s’agite autour de Julian Alvarez, mais le dossier reste lourd et pousse déjà le club à regarder ses plans B.
Julian Alvarez, la cible qui fait rêver mais bloque
Depuis plusieurs semaines, Julian Alvarez revient avec insistance autour du FC Barcelone. L’attaquant argentin de l’Atlético Madrid a lui-même alimenté le feuilleton pendant la Coupe du monde, en laissant entendre qu’il était temps pour lui de quitter les Colchoneros. Côté blaugrana, il n’en fallait pas plus pour faire monter le bruit.
Dans ce mercato du Barça, le dossier a aussi pris de l’épaisseur avec l’idée d’une offre de 100 M€ pour l’attaquant argentin. Le montant est considérable et reflète l’envie des supporters, mais il ne rend pas l’opération plus simple pour autant. L’Atlético Madrid n’a aucune intention de faciliter un départ et entend s’appuyer sur le contrat du joueur.
Sur le papier, la position madrilène ne souffre d’aucune ambiguïté. Dans les faits, retenir un joueur décidé à partir place souvent un club dans une situation inconfortable. Le bras de fer peut s’étirer, les discours peuvent se durcir, mais le Barça ne peut pas bâtir tout son été sur l’hypothèse d’un recul de l’Atlético.
Le précédent Nico Williams pèse aussi sur ce scénario. Une piste très désirée, une attente immense, puis une pression considérable sur Joan Laporta si l’arrivée espérée ne se concrétise pas. Cette fois, le sujet paraît encore plus sensible, car l’attaque blaugrana a déjà bougé.
Ferran Torres, solution interne la plus lisible
Le départ de Robert Lewandowski change l’équation. Sans le Polonais, le Barça doit trouver un numéro 9 fiable, ou au moins une option capable d’occuper l’axe dans la durée. Dans ce contexte, Ferran Torres apparaît comme l’alternative interne la plus évidente.
L’Espagnol peut évoluer avant-centre. Avec davantage de continuité, il pourrait aussi se rapprocher du niveau qu’il sait afficher lorsqu’il joue avec confiance. La piste est moins spectaculaire qu’un gros transfert, mais elle possède un avantage majeur : elle ne dépend ni de l’Atlético Madrid, ni d’une négociation interminable.
Le point fragile reste son contrat. Ferran Torres entre dans sa dernière année et n’a pas encore signé de prolongation. Pour le mercato du Barça, s’appuyer sur lui sans régler cette situation aurait tout d’un pari. Il peut apporter une réponse sportive, à condition que son avenir contractuel soit clarifié pour transformer cette option en vrai plan B.
Tout dépend également de Hansi Flick. Si l’entraîneur n’a pas intégré ce scénario à sa réflexion, le Barça risque de replonger dans l’incertitude. L’été pourrait alors devenir une succession de pistes ouvertes, de refus, d’attentes et de négociations sans garantie de succès.
Des pistes externes, mais aucun boulevard
Derrière Julian Alvarez, plusieurs noms existent, sans qu’aucun ne ressemble aujourd’hui à une voie dégagée. Harry Kane paraît parti pour prolonger avec le Bayern Munich, ce qui ferme quasiment cette possibilité. Marcus Rashford semble lui aussi être sorti du champ des options réalistes.
Eli Kroupi Junior offre un profil plus jeune, mais il n’a que 20 ans et manque encore d’expérience. Mikel Oyarzabal affirme pour sa part être heureux à la Real Sociedad. Quant à Alexander Sørloth et Dusan Vlahovic, ils ont aussi été liés à d’autres clubs, en plus du Barça.
Le tableau n’a donc rien d’un plan limpide. Le FC Barcelone dispose encore de temps pour améliorer sa position, mais laisser partir Lewandowski sans alternative solide serait difficile à justifier. Ce serait encore plus vrai si le club a placé Julian Alvarez tout en haut de sa liste sans verrouiller de solution de repli.
À ce stade, le meilleur plan B semble être celui qui dépend le moins des conditions extérieures : préparer Ferran Torres à jouer dans l’axe, tout en gardant ouvertes les pistes capables de devenir crédibles rapidement. Pour le mercato du Barça, l’urgence n’est pas de multiplier les noms, mais de hiérarchiser une vraie alternative si l’Atlético Madrid campe sur sa ligne.
Source : FC Barcelone Media Center