Le transfert de Julián Álvarez au Barça s’est tendu après le retour de l’Argentin à l’Atlético Madrid, où ses deux interlocuteurs attendus étaient absents.
Le transfert de Julián Álvarez au Barça se tend
Julián Álvarez a retrouvé le centre d’entraînement de l’Atlético Madrid le lundi 10 août pour entamer sa préparation avec les Colchoneros. Il voulait aussi profiter de ce retour pour clarifier son avenir et faire officiellement part de sa volonté de partir.
À l’issue de la séance, l’attaquant comptait exposer sa situation à Diego Simeone. L’entraîneur avait toutefois pris deux jours de vacances en famille à Ibiza après la tournée asiatique de l’Atlético. L’échange souhaité par le joueur n’a donc pas pu avoir lieu.
Gil Marín, directeur général du club madrilène, était lui aussi en vacances et absent de son bureau. Álvarez n’a ainsi pu s’entretenir avec aucun des deux responsables susceptibles d’intervenir directement dans son dossier.
Selon Joan Poquí, de Mundo Deportivo, le joueur était furieux. L’Argentin aurait estimé que Simeone n’avait pas eu le courage d’affronter le problème avec lui. Son retour et sa volonté de discuter étant connus, il ne s’attendait pas à voir son entraîneur partir.
Une promesse de février au cœur du conflit
Cette colère est liée à une promesse de février que Julián Álvarez affirme avoir reçue de l’Atlético. Le club lui aurait assuré qu’il serait transféré pendant l’été. Estimant cet engagement désormais rompu, le joueur veut pousser pour rejoindre le Barça.
Álvarez tenait pourtant à privilégier le dialogue et à rester professionnel tout au long du processus. Il espérait s’expliquer directement avec Simeone et Gil Marín afin de trouver une issue. Leur absence simultanée a été vécue comme une nouvelle porte fermée.
Sa patience aurait alors atteint ses limites. Devant les personnes présentes à ses côtés, l’attaquant a prévenu qu’il y aurait des conséquences. Son message le plus direct aurait été : « Ne comptez plus sur moi ». Il aurait également annoncé qu’il camperait sur sa position.
Ce ton tranche avec sa démarche initiale. Sur le terrain, Álvarez a bien repris sa préparation avec l’Atlético. En coulisses, il entend désormais accentuer la pression pour obtenir son départ vers le FC Barcelone.
Un dossier désormais ouvertement conflictuel
Le point de rupture porte autant sur le fond que sur la forme. Le champion du monde argentin considère d’abord qu’une parole donnée n’a pas été respectée. Il voulait aussi aborder la situation en face à face, mais aucun échange n’a pu avoir lieu lundi.
Le départ de Simeone pour Ibiza faisait suite à la tournée asiatique de l’équipe. L’absence de Gil Marín a, de son côté, privé Álvarez de sa seconde option pour discuter. Aux yeux du joueur, cette double absence traduit une volonté d’éviter le problème plutôt que de le résoudre.
Son objectif reste inchangé : forcer son transfert vers le Barça. Sa stratégie se durcit en revanche nettement après cet épisode. Le lundi 10 août devait permettre une clarification entre Álvarez et les dirigeants madrilènes. Il a finalement marqué le passage d’une tentative de dialogue à un bras de fer assumé.
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