Aitana Bonmatí raconte son histoire familiale, son avenir un temps envisagé loin du Barça Femení et son engagement auprès des femmes réfugiées.
Son nom porte déjà un combat. À sa naissance, en 1998, ses parents ont dû lutter pour faire passer Bonmatí avant Conca. Le nom de sa mère avant celui de son père. Un choix contraire à l’ordre alors imposé en Espagne.
Bonmatí avant Conca, le combat de ses parents
La milieu du FC Barcelone a grandi dans un foyer où la culture tenait une place centrale. « Mes parents sont professeurs de langue et de littérature catalanes, leur maison est une bibliothèque », explique Aitana Bonmatí.
Leur refus de suivre la règle touchait directement à l’identité de leur fille. « Avant, lorsqu’un couple avait un enfant en Espagne, il était obligé de mettre d’abord le nom du père, puis celui de la mère, mais cela ne leur plaisait pas », poursuit-elle.
Derrière ce nom qu’on connaît si bien au Barça, il y a donc une conviction familiale. Défendue dès sa naissance.
L’Oregon envisagé, puis le choix du Barça
Son avenir au club n’était pas écrit. Avec ses parents, Aitana Bonmatí avait envisagé un départ pour étudier à l’Université de l’Oregon. Elle avait aussi pensé à passer les examens nécessaires à ce projet.
La professionnalisation de l’équipe première féminine a changé la donne. Elle a pu rester au FC Barcelone et devenir footballeuse professionnelle, plutôt que partir étudier aux États-Unis. Un tournant dans son parcours au Barça.
Le 30 mars 2022, ce parcours l’a menée à une soirée historique au Camp Nou. Face au Real Madrid, en Ligue des Champions féminine, 91 553 personnes ont rempli les tribunes. C’était alors un record mondial pour le football féminin.
Bonmatí a aussi pesé sur le terrain en inscrivant le but de l’égalisation à 2-2. Le Barça s’est finalement imposé 5-2, avec une place en demi-finales à la clé. Une soirée de record, mais aussi une qualification à laquelle elle a directement contribué.
Des chaussures, des vêtements et un réseau de soutien
Son engagement auprès des femmes réfugiées prend aussi des formes concrètes. Aitana Bonmatí raconte qu’elle sollicitait ses coéquipières pour récupérer des chaussures et des vêtements. Ces dons allaient à des initiatives en faveur des femmes réfugiées.
Sa collaboration avec l’ACNUR comprend également des rencontres avec l’équipe féminine inclusive de l’A.E. Ramassà. Ici, on parle de football comme moyen d’intégration et de création d’un réseau de soutien. Loin des records d’affluence et des résultats du Barça Femení, le ballon garde une place centrale.





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