Anthony Gordon défend le jeu collectif plutôt que les statistiques et critique les réseaux sociaux avant son premier clásico avec le Barça.
Dimanche 25 octobre 2026, Anthony Gordon doit disputer son premier clásico face au Real Madrid avec le FC Barcelone. Dans ses déclarations à El País, il expose sa vision du football. Les buts ne disent pas tout d’une prestation. Sa priorité reste la qualité du jeu, pas ses chiffres personnels.
« Je préfère bien jouer et ne pas marquer », explique-t-il au quotidien espagnol. Le message est clair. Avant ce rendez-vous, on retient surtout sa volonté de faire passer le jeu avant son bilan individuel.
Contre le Real, le jeu avant les chiffres
Pour Gordon, les réseaux sociaux poussent les footballeurs à trop soigner leur image. « Maintenant, ils pensent beaucoup à l’opinion des autres », estime-t-il. Lui refuse de faire du but le seul critère d’un match réussi.
Bien jouer sans marquer, c’est donc un choix assumé. Il préfère contribuer au collectif plutôt que privilégier ses statistiques. À l’approche du Real Madrid, il met cette conviction en avant. Pas d’objectif chiffré annoncé : Gordon parle d’abord de ce qu’il veut apporter au jeu.
Son regard dépasse aussi le terrain. Il se décrit comme une « vieille âme », davantage en accord avec les années 1990. Son jugement sur la société actuelle est sévère. « Maintenant, tout le monde est obsédé par les réseaux sociaux, tout est matérialiste, le romantisme n’existe presque plus », déclare-t-il à El País.
Les réseaux lui pèsent, les proches comptent
Sa critique des plateformes est tout aussi directe. « Depuis l’arrivée des réseaux sociaux, vers 2010, je crois que le monde a empiré », affirme Gordon. À ses yeux, les gens accordent trop d’attention à des choses sans importance.
Il n’épargne pas ses propres habitudes. Faire défiler du contenu sur son téléphone lui pèse aussi. « Quand je le fais, je me sens coupable et plus malheureux », confie-t-il à El País. On comprend mieux sa position : il parle aussi des effets de cet usage sur lui-même.
À ce regard tourné vers l’extérieur, Gordon oppose la place des proches. « La seule chose qui compte vraiment se trouve chez toi, auprès des tiens », souligne-t-il.
Du collectif au foyer, ses priorités se rejoignent. Les chiffres et l’opinion publique ne doivent pas décider seuls de ce qui compte. Pour le Barça, l’idée à retenir est simple : Gordon place sa contribution au jeu avant ses statistiques personnelles.





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