Carles Puyol raconte à Mujerhoy comment les blessures ont précipité sa retraite du Barça et détaille les précautions prises dans sa préparation.
Revenir vite, parfois trop vite. C’est le regret de Puyol lorsqu’il évoque ses blessures dans cet entretien. Sa préparation dépassait pourtant largement les séances sur le terrain ou à la salle. Loin du centre d’entraînement aussi, il prenait soin de son corps.
Revenir trop vite, jusqu’à ne plus pouvoir suivre
Le football n’a jamais été une contrainte pour lui. « Pour moi, ce n’était pas un sacrifice, je le faisais avec plaisir », confie-t-il à Mujerhoy. Mais cette envie de retrouver le terrain avait son revers. Avec le recul, il aurait pris davantage de temps pour récupérer.
« Concernant les blessures, par exemple, j’aurais dû avoir un peu plus de patience. Chaque fois que j’étais blessé, j’essayais de récupérer le plus vite possible, et cela finit par avoir des conséquences. »
Les deux dernières années ont été particulièrement éprouvantes, raconte-t-il. Son corps ne lui permettait plus de répondre à ses propres exigences. On comprend ce qui a pesé dans sa décision : jouer au Barça sans pouvoir tout donner n’était plus envisageable pour lui.
« C’est pour cela que j’ai décidé de prendre ma retraite, lorsque j’ai vu que je ne pouvais plus donner ce que j’exigeais de moi-même pour jouer au Barça. »
Une préparation suivie jusque dans les compléments
Cette exigence passait aussi par l’entraînement invisible. Alimentation, repos, compléments alimentaires et prévention physique faisaient partie de sa préparation. Le travail ne s’arrêtait donc pas aux séances collectives.
Puyol indique prendre des produits Solgar depuis l’âge de 19 ans. À ses débuts, assure-t-il, ces sujets occupaient moins de place qu’aujourd’hui. Il avait cherché des produits adaptés avec les médecins du Barça et des conseillers externes. Le but : accompagner sa préparation.
Il avait aussi écrit au club et à la sélection espagnole. Ces échanges servaient à détailler les produits utilisés et à s’assurer de leur formulation. Un suivi précis, jusque dans ce qu’il prenait hors du terrain.
« Je me souviens des lettres, l’une adressée au Barça et l’autre à la sélection, dans lesquelles j’expliquais tout ce que je prenais », raconte-t-il. Les réponses reçues l’avaient rassuré : « Cela m’a rassuré en me permettant de savoir qu’il n’y avait aucun risque. »
Parler des difficultés, prendre du recul sur les réseaux
Puyol évoque aussi la difficulté à parler des problèmes psychologiques dans le football à l’époque. « On n’en parlait pas et, si tu disais quoi que ce soit, on te regardait déjà de travers », se souvient-il auprès de Mujerhoy.
Aujourd’hui, il décrit une situation différente. Des personnes peuvent aider les joueurs au sein des équipes professionnelles. On retient surtout son appel à ne pas garder une difficulté pour soi. « Ce n’est pas grave si tu as un problème : tu le signales, tu l’exprimes et on t’aide. »
Son conseil aux plus jeunes dépasse lui aussi le travail physique : « Se préparer au maximum et essayer de prendre un peu de distance avec les réseaux sociaux. »





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