Joan Laporta, précandidat, a lancé sa campagne en ciblant l’arbitrage et en promettant de gagner la Liga, avec un discours offensif sur la protection du FC Barcelone.
Laporta lance sa campagne et promet une Liga « contre tous »
À moins d’un mois des élections du FC Barcelone, fixées au 15 mars, Joan Laporta s’avance déjà comme un précandidat… avec des airs de président en exercice. Confiant, il assure que le Barca peut aller chercher la Liga, après avoir échangé à Girona avec les joueurs et l’entraîneur Hansi Flick.
Pour inaugurer sa permanence électorale, Laporta a choisi un ton calme, mais tranchant. Il a mis en avant son « expérience face à l’inexpérience » de ses rivaux, Víctor Font, Marc Ciria et Xavier Vilajoana. Même le slogan change de braquet : après « Estimem el Barça » en 2021, place désormais à « Defensem el Barça ».
Dans son discours, Laporta a martelé sa volonté de « continuer à défendre le Barca » comme ces dernières années, avec « détermination », « estime » et « vocation de service ». Il a insisté sur des « décisions importantes » qui auraient « sauvé le club » et l’auraient « ramené au premier plan ». Objectif affiché : « garantir la stabilité économique », boucler le Spotify Camp Nou et l’Espai Barça, et préserver la « grandeur » de l’institution pour viser de nouveaux succès sportifs, tout en maintenant un club « toujours » aux socios et aux socias.
Et puis Laporta a glissé sur le terrain politique. Il prévient qu’il défendra le FC Barcelone de « ceux qui veulent le dominer et le soumettre à 600 km de distance ». Il dénonce des « campagnes permanentes de discrédit institutionnel » et lâche une phrase qui a fait réagir : « Il y a des arbitres qui ont l’air de ne pas comprendre. » Avant d’enfoncer le clou, en visant des « cercles de pouvoir » : « Il faut une équipe très forte, parce que dès qu’ils peuvent, ils nous bousillent. » Dans la foulée, il a encensé l’effectif : « On a un effectif qui est un trésor », un « groupe » qui fonctionne « magnifiquement » avec Flick, et « très bien construit » par Deco. Malgré « la défaite d’hier », il a répété sa foi dans l’équipe, avec une promesse nette : « Je suis convaincu qu’on gagnera la Liga. »
Raphinha et Font aussi critiques, Koundé au cœur d’une action
Le sujet de l’arbitrage est resté brûlant après le match contre Girona. Raphinha, l’un des capitaines du Barca, a pointé une action précise : un écrasement de crampons sur Koundé, que l’arbitre César Soto Grado n’a pas jugé sanctionnable, et que le VAR n’a pas considéré comme révisable.
Le Brésilien a mis des mots sur l’agacement du vestiaire : « On a beaucoup de choses à améliorer, mais pas seulement nous. C’est très compliqué quand les règles sont différentes selon que ça joue en ta faveur ou contre toi. Mais si on doit jouer contre tout le monde pour gagner, ce n’est pas grave… On va le faire. Visca el Barça sempre. » De son côté, Víctor Font a lui aussi ciblé les arbitres avec une formule forte : « Le Barca n’a jamais été aussi peu protégé. »
Laporta, lui, a élargi le propos au reste du club. Il a défendu l’équipe féminine pour ses succès et sa « connexion émotionnelle avec les tribunes ». Il a rappelé l’identité multisports du FC Barcelone : « Nous sommes un club multisports qui cumule 48 Coupes d’Europe. » Et il a martelé sa ligne de gouvernance : le Barca n’est pas une entreprise, mais une institution à diriger avec des critères capables d’équilibrer « les émotions » et « la gestion ».
La course est lancée. Les précandidats devront obtenir 2.337 signatures avant le 2 mars pour être proclamés candidats à la présidence du FC Barcelone.
