Gavi raconte sa peur de rejoindre le Barça à 11 ans, malgré un attachement au club né devant les exploits de Xavi et d’Iniesta.
On peut aimer le Barça et avoir peur d’y partir. Pour le milieu blaugrana, rejoindre le club voulait aussi dire quitter son village et ses amis. Tous ses repères. De quoi lui faire dire à ses parents qu’il ne voulait pas venir.
Son admiration pour l’équipe était pourtant déjà bien installée. « C’est en regardant la meilleure équipe de l’histoire, le Barça de Xavi, d’Iniesta et de leurs coéquipiers, que c’est venu », explique Gavi. « Depuis, je suis supporter du Barça et je le serai toujours. »
À 11 ans, le départ faisait peur
Gavi arrive au Barça en 2015, à 11 ans, après un passage dans les catégories de jeunes du Real Betis Balompié. Mais deux mois avant son arrivée, la peur du départ l’emporte encore sur l’envie de rejoindre le club.
« Je me souviens que, deux mois avant, j’ai dit à mes parents que je ne voulais pas venir. » Il craignait ce qui l’attendait sur place. Le maillot de son équipe favorite ne suffisait pas à rendre la séparation plus facile.
« J’étais tout petit et je ne voulais pas quitter mon village ni me séparer de mes amis. C’était changer complètement de vie », raconte-t-il.
Aujourd’hui, il porte un autre regard sur ce choix. « Je remercie mes parents : ils ont été les premiers à comprendre qu’ils devaient m’amener ici », confie le milieu. Eux étaient convaincus, quand lui hésitait encore. Un rappel qu’à cet âge, rejoindre le Barça reste aussi un grand saut personnel.
Six mois sans jouer, le relais du football en salle
Une autre difficulté l’attendait à son arrivée. Ses six premiers mois ont été compliqués : la sanction de la FIFA empêchait le Barça de le faire jouer.
Pour lui, cette attente était trop longue. « Je n’ai pas supporté de rester sans jouer, pour moi c’est comme respirer », raconte-t-il. Sa solution : s’inscrire à une ligue de football en salle organisée par son école. On retrouve là toute la place du ballon dans son quotidien.
Il y trouve des matchs, mais aussi des buts. « Je marquais quatre ou cinq buts à chaque match », se souvient Gavi. De quoi continuer à jouer malgré le blocage au club.
Ce souvenir garde pourtant une petite frustration. « Nous avons tout gagné, sauf le jour où nous jouions le titre », glisse-t-il. Même dans cette équipe scolaire, le match perdu lui est resté en mémoire.





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