En 2011, Gerard Piqué défendait l’intensité des Clásicos entre le Barça et le Real Madrid, mais demandait de fixer des limites aux débordements.
Pour le défenseur, cette affiche allait forcément avec de la tension. Le spectacle sur le terrain, la rivalité des clubs, celle des supporters : tout y contribuait. Un match sans pression face au Real Madrid n’avait donc pas vraiment de sens à ses yeux.
« Les matchs entre le Barça et le Madrid seront toujours tendus, car c’est le plus grand spectacle footballistique que l’on puisse voir dans le monde et la rivalité entre les deux équipes et les deux publics est totale », déclarait Gerard Piqué en 2011.
Mais accepter la tension ne voulait pas dire tout laisser passer. Piqué traçait une limite entre l’intensité du match et les débordements. Une distinction à laquelle on tient aussi quand il s’agit du Clásico.
« Il y aura de la tension et sûrement de la polémique, mais il serait bien que tout reste dans les limites normales d’un match de football », souhaitait-il.
Le défenseur plaçait surtout les personnes avant les maillots : « Nous sommes des footballeurs, mais avant tout des personnes, et je crois que c’est toujours la personne qui reste. »
Face à Mourinho, Piqué réclamait des mesures
Après l’incident de José Mourinho contre Tito Vilanova pendant la Supercoupe d’Espagne, Piqué avait nettement durci le ton. Il accusait l’entraîneur de nuire au football espagnol. Il demandait aussi des mesures pour arrêter ces débordements.
« Sincèrement, Mourinho est en train de détruire le football espagnol », avait lancé Piqué. Pour lui, cet incident était loin d’être isolé.
« Ce n’est pas la première fois, il y en a déjà eu plusieurs et ce sont toujours les mêmes, alors il faut que cela s’arrête d’une manière ou d’une autre et j’espère que des mesures seront prises, sinon cela va très mal finir », avait-il ajouté.
Le 6-2 au Bernabéu, un souvenir à part
La rivalité madrilène ne se résumait pas à ces tensions. Elle avait aussi offert à Piqué son meilleur souvenir au club : la victoire 6-2 au Bernabéu. Gagner aussi largement chez le rival avait une saveur particulière. Y marquer ajoutait encore au souvenir.
« Le 2-6 du Bernabéu. C’était une grande victoire chez le rival éternel et j’ai en plus pu marquer un but. C’est un souvenir inoubliable », confiait-il.
On comprend la place de ce match dans ses souvenirs du Clásico. Un large succès du Barça chez Madrid, avec sa propre contribution au score.





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