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Lamine Yamal incarne la périphérie, estime Ignasi Mangue

Dans le documentaire « Revolució 304 » préparé par 3Cat, Ignasi Mangue souligne la fierté de Lamine Yamal pour la périphérie. Il voit en lui une icône du métissage culturel et interroge les mots utilisés pour parler des origines.

Lamine Yamal, dont Ignasi Mangue évoque l’identité dans le documentaire « Revolució 304 ». Equipe A
© SPORT.ES

Dans « Revolució 304 », le documentaire préparé par 3Cat, Ignasi Mangue présente Lamine Yamal comme une icône du métissage, fière de son appartenance à la périphérie.

Ici, il n’est pas question de football. Pour Ignasi Mangue, l’identité de l’attaquant du Barça passe aussi par son attachement à un lieu. Il insiste sur cette appartenance revendiquée, loin des étiquettes liées aux origines.

« D’où vient-il ? Il est équatorien, il est guinéen… Non, il vient de la périphérie. Et c’est une périphérie qu’il montre, en plus, avec fierté. Je crois que c’est un facteur important », explique-t-il dans le documentaire.

Les nationalités citées servent à poser son raisonnement. Mangue parle d’un ancrage territorial, pas d’une définition du joueur par ses origines. Une autre façon de regarder ce que représente l’attaquant du Barça, au-delà de ses performances.

Un attachement que Lamine revendique avec force

Ce qui frappe Mangue, c’est la constance de cet attachement. « Je connais peu de cas de sportifs qui aient revendiqué de façon aussi insistante cette question de l’appartenance à un lieu », affirme-t-il.

On comprend alors la place qu’il donne à cette fierté de la périphérie dans l’image de Lamine. Son témoignage porte sur le symbole, pas sur le joueur balle au pied.

Mangue y associe une autre idée : rendre la différence ordinaire. Sans en faire une frontière entre les personnes.

« C’est une icône qui banalise le fait d’être différent, c’est-à-dire d’être, disons, une conséquence du métissage culturel. Aujourd’hui, c’est Lamine, mais cela pourrait être n’importe qui », développe-t-il.

Les mots comptent, l’exemple de Thuram aussi

Mangue critique aussi le vocabulaire employé pour parler des identités. Il appelle à abandonner le mot « immigration » dans certains contextes. Pas à le bannir sans distinction.

Selon lui, son emploi peut révéler une forme de racisme : « Nous devons cesser d’utiliser, dans certains contextes, le mot “immigration”; tant étymologiquement que dans le contexte où nous l’utilisons souvent, il nous révèle d’une certaine manière une situation de racisme envers un collectif. »

Pour illustrer son propos sur l’engagement et l’appartenance, il cite aussi Lilian Thuram. Il le décrit comme « une personne extrêmement engagée en faveur de son identité raciale, de l’identité des quartiers où il a grandi et des jeunes Français d’origine étrangère ».

Dans son regard sur Lamine, deux dimensions se rejoignent : la fidélité à un lieu et le métissage culturel. On parle donc ici de ce que l’attaquant représente au-delà du Barça et du terrain. C’est à travers cette identité que Mangue mesure sa portée.

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La rédaction

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