Lamine Yamal doit garder sa liberté de jeu, estime son ancien formateur Iván Carrasco dans un entretien accordé à Mundo Deportivo.
Carrasco a entraîné les générations 2006 et 2007 chez les jeunes du FC Barcelone. Il y a accompagné Yamal, mais aussi Pau Cubarsí, Marc Bernal et Héctor Fort. Xavi Espart et Marc Guiu en faisaient également partie. Ses souvenirs racontent leurs qualités et les choix faits pour les aider à progresser.
Un talent naturel, en match comme à l’entraînement
« Tout chez Lamine est tourné vers le football; il a un talent divin », raconte Carrasco à Mundo Deportivo. Pour illustrer ce talent naturel, il revient sur les matchs. Yamal pouvait dribbler trois adversaires avant de marquer.
Même constat à l’entraînement. « À l’entraînement, il faisait ce qu’il voulait avec ses coéquipiers. C’était un joueur très en avance sur son temps », se souvient-il. Cette facilité se retrouvait donc aussi au quotidien, face aux joueurs qui le côtoyaient. On comprend mieux pourquoi Carrasco tient tant à lui laisser de la liberté.
L’ancien formateur refuse de s’attribuer l’origine de cette aisance. « Aucun entraîneur n’a jamais appris à Lamine à jouer au football. Il est né comme ça, c’est aussi simple que cela », affirme-t-il. Pour lui, le travail consistait donc à accompagner ce talent, pas à le fabriquer.
Du soutien, pas un jeu sous contrôle
Le conseil de Carrasco est clair : laisser de la place à l’initiative. « Lamine est un génie, et les génies doivent être traités comme tels : laissez-les agir à leur guise et ne les dérangez pas trop », estime-t-il.
Cela ne veut pas dire laisser Yamal sans accompagnement. L’ancien entraîneur précise ce qu’il attend de ceux qui l’entourent : « Soutenez-les, offrez-leur des conditions favorables, et guère plus. » Autrement dit : l’aider, sans enfermer son jeu.
On touche là au cœur de son message pour le Barça. Il ne s’agit pas d’apprendre chaque geste à Yamal. Il faut lui donner les moyens d’exprimer ses qualités, sans multiplier les interventions.
Cubarsí déjà leader, Bernal d’un poste à l’autre
Carrasco ne parle pas seulement de Yamal. Chez Pau Cubarsí, c’est d’abord la maturité qui l’a marqué. « Mentalement, Pau Cubarsí était bien en avance sur ses coéquipiers », explique-t-il. Il souligne aussi sa communication et les qualités de leader qu’il lui trouvait déjà.
Pour Marc Bernal, ses souvenirs portent surtout sur les changements de poste. D’abord milieu central, il a ensuite joué en sentinelle avec son équipe. « Il a énormément progressé à ce poste », souligne Carrasco. Le formateur rappelle aussi combien Bernal avait aidé le collectif.
Il raconte également son passage comme arrière latéral. L’objectif était de lui donner du temps de jeu, alors que Xavi Espart occupait le poste de milieu défensif. « Nous avons pensé qu’il pourrait nous convenir comme arrière latéral; cela a très bien fonctionné et c’est là qu’il est resté », explique-t-il. Ce choix a été maintenu durant cette période.







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