Le mercato du Barça se crispe autour de Julián Alvarez, et Luis Suarez y retrouve les contours d’un bras de fer qu’il a lui-même vécu avant de signer au FC Barcelone.
Un dossier brûlant du mercato du Barça
Julián Alvarez veut tourner la page à l’Atlético, et le Barça entend profiter de cette ouverture pour tenter un gros coup. À Madrid, le club refuse de vendre et vit très mal la situation. Le décor est clair : un joueur qui pousse pour partir, une direction qui ferme la porte, et le FC Barcelone en embuscade.
Dans ce contexte, Luis Suarez a livré un parallèle très personnel. L’ancien attaquant a connu une situation proche lorsqu’il évoluait à Liverpool. En 2013, il avait cherché à forcer son départ, avec l’idée de rejoindre Arsenal. Son argument reposait sur la progression sportive : Liverpool ne se qualifiait pas pour la Ligue des Champions, et Suarez estimait avoir besoin de franchir un cap.
Le dossier Julián Alvarez pourrait désormais suivre une trajectoire comparable. Après la demande de transfert du joueur à l’Atlético, le FC Barcelone devrait revenir avec une nouvelle offre, autour de 120 millions d’euros. Un montant considérable, à la hauteur de la tension qui entoure ce dossier.
Le parallèle avec Liverpool
Luis Suarez n’a pas édulcoré son souvenir. « Ce sont des situations que tu forces à un moment donné. Je l’ai vécu à Liverpool. En 2013, j’ai forcé mon départ parce que je voulais aller à Arsenal. Je me suis disputé avec le club parce que nous ne nous qualifiions pas pour la Ligue des Champions, et je sentais que je devais passer à l’étape suivante », a-t-il raconté.
Ce bras de fer avait finalement basculé grâce à l’intervention de Gerrard, alors capitaine de Liverpool. Suarez se souvient d’un message très clair : « Reste. L’année prochaine, tu pourras aller où tu veux : le Barça, le Real Madrid, le Bayern… Mais cette année, s’il te plaît, reste. Tu ne peux pas aller à Arsenal. »
L’Uruguayen explique avoir été convaincu par une légende de Liverpool. Il avait ensuite présenté ses excuses, avant de vivre, selon ses mots, sa meilleure saison au club. Son idée est limpide : même après avoir forcé un départ, un joueur peut reconquérir son public s’il répond sur le terrain.
« Si les gens te voient ensuite entrer sur la pelouse, tout donner, travailler dur et défendre le club, ils finissent par t’applaudir », a-t-il résumé. Dans ce mercato du Barça, cette lecture pèse forcément : Suarez ne ferme pas la porte à un départ, mais il souligne qu’un club peut encore retenir un joueur décidé à partir.
Julián Alvarez, un profil taillé pour le Barça selon Suarez
Le parallèle avec Liverpool ramène directement à l’Atlético. Luis Suarez imagine très bien Cholo tenter la même approche avec Julián Alvarez : le prendre à part et lui demander de rester une saison de plus. « Dans ce cas, la même chose pourrait arriver avec Julián : Cholo pourrait le prendre et lui dire : cette année, je veux que tu restes avec nous », a-t-il expliqué.
Sportivement, Suarez ne doute pas de la compatibilité entre Julián Alvarez et le FC Barcelone. À ses yeux, son intelligence de jeu et son parcours parlent pour lui. Depuis River, puis City, l’Atlético et sa sélection, l’international argentin a montré une vraie capacité à comprendre les rôles qu’on lui confie.
« Un joueur aussi intelligent que Julián, avec le parcours qu’il a eu depuis son départ de River, à City, à l’Atlético, et aussi avec la sélection, arriverait et s’adapterait parce qu’il sait remplir son rôle », a jugé Suarez.
Il met aussi en avant son volume de travail, sa qualité dans le contrôle du ballon et ses déplacements. Dans un Barça où les ailiers peuvent lui créer beaucoup d’occasions, Suarez l’imagine opérationnel très vite. « Il s’intégrerait immédiatement au Barça », a-t-il même lancé.
L’autre versant du dossier reste l’Atlético. Suarez le répète : Julián Alvarez joue déjà dans un grand club, et un départ ne sera pas simple à obtenir. Pour le mercato du Barça, les prochaines semaines s’annoncent donc décisives, entre un joueur tenté par un nouveau chapitre et un club madrilène déterminé à ne pas céder facilement.
Source : FC Barcelone Media Center