Mourinho et le Barça renouent avec leur rivalité verbale avant le premier Clásico de la saison, le Portugais ayant échauffé l’atmosphère selon Mundo Deportivo.
Tout n’a pas commencé au Real Madrid. Avant les duels avec Guardiola, les rencontres européennes contre Chelsea avaient déjà installé un climat électrique. Accusations contre Rijkaard, critiques visant Messi, puis attaques contre Guardiola : les épisodes se sont accumulés.
Le fil conducteur dépasse le terrain. José Mourinho a plusieurs fois prolongé les confrontations en conférence de presse. Avec, dans le viseur, des figures du club catalan.
À Chelsea, Rijkaard et Messi dans le viseur
Le huitième de finale de la Ligue des Champions 2004-2005 marque une première fracture. Chelsea élimine le FC Barcelone, mais les décisions arbitrales alimentent les tensions. Didier Drogba est expulsé à l’aller. Au retour, le but de Terry est entaché d’une faute sur Valdés, estime Mundo Deportivo.
Entre les deux manches, José Mourinho accuse Rijkaard. Après l’aller, il affirme en conférence de presse que l’entraîneur du Barça est entré dans le vestiaire d’Anders Frisk pour l’intimider. Cela reste une accusation du Portugais, pas un fait établi. Une distinction qu’on ne peut pas effacer.
La confrontation suivante entre les deux clubs apporte une nouvelle polémique. Après l’expulsion de Del Horno, Mourinho s’en prend à Messi. Il l’accuse de faire « du bon théâtre ». Cette fois, c’est directement un joueur du Barça qui est visé.
Le banc catalan, l’arbitrage, puis Messi : les cibles changent. Le conflit est donc bien installé avant même l’arrivée du Portugais à Madrid.
À Madrid, le geste contre Vilanova dépasse les mots
Entre 2010 et 2013, cette rivalité prend toute sa place dans les confrontations entre le Real Madrid et le Barça. Lors de la demi-finale de Ligue des Champions 2010-2011, Mourinho attaque Guardiola en conférence de presse. Ses mots : « J’aurais honte de gagner comme Guardiola. »
Durant cette même période madrilène, Mourinho met un doigt dans l’œil de Tito Vilanova. Le conflit dépasse alors les déclarations et les accusations. Ce geste garde une place à part dans cette longue série de tensions.
Mais ces années ne se résument pas aux polémiques. On parle aussi d’une rivalité nourrie de trophées. Pendant le passage de Mourinho, le Real Madrid remporte une Coupe du Roi, une Liga et une Supercoupe d’Espagne.
Dans le même temps, le Barça gagne deux Ligas et une Ligue des Champions. Les Blaugrana ajoutent deux Supercoupes d’Espagne et une Coupe du Roi. Ils remportent aussi une Supercoupe d’Europe et une Coupe du monde des clubs.
Voilà le poids de cette histoire à l’approche du premier Clásico de la saison. Les tensions évoquées par Mundo Deportivo ne surgissent pas de nulle part. Elles prolongent une rivalité où les mots ont souvent débordé du terrain.





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