Pau Cubarsí défend la santé mentale des jeunes joueurs, après avoir reçu un soutien psychologique à ses débuts en équipe première du Barça.
Le défenseur compte parmi les favoris pour le Golden Boy. Il figure aussi parmi les 30 candidats au Ballon d’Or. Il a été désigné meilleur jeune joueur de la Coupe du monde. On peut saluer ce parcours sans oublier les exigences d’une arrivée précoce au plus haut niveau.
À ses débuts en équipe première, Cubarsí s’est appuyé sur un psychologue du club. Cet accompagnement l’a aidé à s’adapter. Il suit encore une thérapie de temps en temps. Aujourd’hui, il veut que les jeunes joueurs puissent parler de leurs difficultés sans craindre d’être jugés.
Parler de ses difficultés sans craindre le jugement
Pour Cubarsí, le mental doit se travailler autant que le physique. Surtout quand un adolescent se retrouve sous les projecteurs. Demander de l’aide n’a rien d’un aveu de faiblesse à ses yeux. Cela fait partie de la progression d’un joueur.
« C’est le plus important, je dirais. Travailler son état d’esprit, travailler sa santé mentale. »

Le défenseur insiste sur la liberté de dire que l’on va mal. « Quand quelqu’un ressent le besoin de lever la main parce qu’il va mal, il ne devrait pas être jugé. Il faut pouvoir se sentir à l’aise pour dire : “Je traverse un moment difficile”, et c’est normal. »
Il parle aussi de ce qu’il connaît. Au Barça, ce soutien a facilité sa transition vers l’équipe première. Et il y recourt encore ponctuellement.
À 16 ans, aucune date limite pour réussir
Les débuts précoces de Cubarsí et de Lamine Yamal peuvent peser sur les autres jeunes du centre de formation. On peut admirer leur réussite sans en faire un calendrier à suivre. Le défenseur les invite à avancer à leur rythme. Ne pas obtenir d’opportunité à 16 ans ne doit pas devenir une source de frustration.
Son conseil porte sur le quotidien : travailler, progresser comme joueur et comme personne. Sans laisser l’anxiété prendre le dessus ni perdre de vue son objectif.
« Il faut continuer à se battre et à croire en soi. À 20 ans, même si cela peut sembler un peu tard aujourd’hui quand on a débuté à 16 ans, je me considérerai encore comme jeune. Il faut continuer à se battre pour être prêt quand l’occasion se présente. »

Sa distinction de meilleur jeune joueur de la Coupe du monde ne change pas son approche. Il y voit la preuve qu’il peut accomplir de grandes choses individuellement. Pas une raison de se reposer sur ses acquis. Il veut continuer à lutter pour gagner le plus de titres possible.
Aux clubs d’accompagner les jeunes au-delà du terrain
Le défenseur ne s’adresse pas qu’aux joueurs. Face à des calendriers de plus en plus exigeants, il attend aussi des clubs un plan de développement pour les jeunes. On comprend son point : leur progression ne se limite pas au temps passé sur le terrain.
Récupération, alimentation, travail en salle et physiothérapie font partie de cet accompagnement à ses yeux. Il aimerait davantage de repos entre les matches, sans en faire une excuse pour les joueurs ou les clubs.
« Peut-être faudrait-il un peu plus de repos entre les matches. Mais je ne pense pas non plus que ce soit une excuse : chaque club devrait avoir un plan de développement pour les jeunes, travailler avec eux, prendre soin d’eux et, surtout, les aider à progresser. »





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