Raphinha explique à El País pourquoi le talent ne suffit pas sans discipline et revient sur son enfance difficile au Brésil.
La technique compte, mais elle ne fait pas tout. Le joueur du Barça insiste sur les exigences du métier, même loin du terrain. Les habitudes à prendre, les proches dont il faut s’éloigner, les sorties à laisser de côté. Pour lui, le football impose aussi ces choix-là.
Pas question de minimiser le talent. Mais Raphinha lui fixe une limite claire : « Aujourd’hui, tu peux être le meilleur techniquement de ta génération, mais sans discipline… », déclare-t-il à El País.
Le talent ne dispense pas des sacrifices
Le Brésilien parle de renoncements concrets. Quitter sa famille et vivre loin de ses amis peut faire souffrir. Il faut aussi, selon lui, renoncer à la vie nocturne et aux fêtes.
« Si tu n’as pas conscience que tu vas devoir souffrir en étant loin de chez toi, loin de tes amis; si tu n’as pas conscience que tu dois être loin de la vie nocturne, loin des fêtes; si tu ne penses pas que tu dois laisser tout cela de côté, la technique ne sert à rien », explique-t-il.
Sa conviction tient aussi dans cette phrase : « La technique est importante, mais elle doit aller de pair avec le travail. » On comprend ce qu’il place derrière ce mot : un engagement qui ne s’arrête pas au terrain. Le talent garde toute sa place, à condition de ne pas compter uniquement sur lui.
À 12 ans, la faim après l’entraînement
Raphinha revient aussi sur un souvenir de son enfance au Brésil. Vers 12 ans, il avait demandé de la nourriture dans la rue avec un ami, après un entraînement. Ils avaient faim et n’avaient pas d’argent.
Ce récit donne un poids particulier à ses paroles sur les difficultés et les sacrifices. Ces épreuves, il tient à les garder en mémoire. « Il est important de ne pas oublier tout ce que nous avons traversé. S’en souvenir fait de toi une meilleure personne », confie-t-il à El País.





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