Avec 900 minutes en treize matchs selon Sport, la place de Rodri au Barça pose la question de son repos avant Aston Villa et l’Atlético de Madrid.
Samedi 31 octobre, Hansi Flick avait l’occasion de ménager ses cadres. Le Barça menait 4-0 à la pause contre Alavés. Pedri, Raphinha et Lamine Yamal sont sortis, mais Rodri est resté sur la pelouse jusqu’au bout.
Le contraste interpelle. Le milieu est devenu central dans les choix de Flick, mais il faut aussi gérer ses efforts. Avant la dernière trêve internationale de l’année, deux rendez-vous attendent les Blaugrana. Aston Villa viendra au Camp Nou, puis le Barça se déplacera au Metropolitano pour affronter l’Atlético.
Un temps de jeu qui a vite grimpé
Selon Sport, Rodri cumule 900 minutes en treize rencontres, plus que tous les autres milieux de l’effectif. Dans l’ensemble de l’équipe, seuls Lamine Yamal, Joan García et Cubarsí ont davantage joué. Avec Pedri et Fermín, il forme désormais la base du milieu de Hansi Flick.
Son début de parcours avait pourtant été progressif. Absent de la liste pour la première journée de championnat contre Elche, il était ensuite entré face à l’Athletic puis au Rayo Vallecano. Deux apparitions de 27 et 26 minutes, loin du volume accumulé depuis.
Sa première titularisation est arrivée contre Valence, lors d’une victoire 5-0. Il avait alors disputé 62 minutes. Depuis cette entrée progressive dans l’équipe, son temps de jeu a bien augmenté. Le match complet contre Alavés en est un exemple.
On mesure son importance au nombre de minutes relevé par Sport et à sa place dans le trio privilégié par Flick. La question porte donc sur la répartition de ses efforts, pas sur son rôle dans l’équipe.
Le PSG comme précédent, Flick attentif à la charge
Flick a déjà choisi de le préserver. Contre le PSG, Rodri n’avait disputé que la dernière demi-heure. Le Barça avait alors concédé sa première défaite de la saison.
Hansi Flick avait expliqué ce choix par la gestion de sa charge de travail, avec un match contre le Real Madrid cinq jours plus tard. Rodri avait donc débuté sur le banc pour être préservé.
Le joueur a lui-même raconté l’exigence physique de son entraîneur dans une interview à la COPE : « Hansi Flick ne ressemble en rien à Guardiola. Je pensais venir au Barça pour les rondos et la possession, et ils m’ont infligé des séances physiques tellement éprouvantes que je me suis dit : “Où est-ce que je suis tombé ?” »
Ses propos donnent une idée du rythme auquel il a dû s’adapter. Ils ne suffisent pas à conclure à une fatigue particulière. Mais ses minutes accumulées rendent la question de son utilisation importante.
Face à Alavés, Flick a ménagé plusieurs titulaires sans sortir Rodri. Avec Aston Villa puis l’Atlético au programme, la gestion de ses efforts reste un choix à faire avant la trêve.





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