Le 14 mai 1997, Ronaldo fait triompher le Barça face au PSG à Rotterdam, sans sauver le poste de Bobby Robson.
Un penalty, une coupe européenne, mais un entraîneur déjà condamné à laisser sa place. La finale de la Coupe des vainqueurs de coupe 1996-1997 mêle ces trois histoires au stade De Kuip. Le FC Barcelone bat le Paris Saint-Germain 1-0 et enrichit son palmarès européen.
Sur le banc, Bobby Robson dirige les Blaugrana. José Mourinho l’accompagne comme adjoint technique et assistant de terrain. Ensemble, ils remportent cette finale grâce à l’unique but de Ronaldo.
Un penalty pour une quatrième couronne
Une faute de N’Gotty offre au Barça le penalty décisif. Ronaldo le transforme et inscrit le seul but de la rencontre. Ce 1-0 suffit pour décrocher une quatrième Coupe des vainqueurs de coupe. Un record dans la compétition.
On retient forcément ce trophée dans l’impressionnante saison barcelonaise du Brésilien. Arrivé du PSV, il termine son passage au club avec 47 buts en 49 matches officiels. Le penalty de Rotterdam en fait partie. Avec, cette fois, une coupe européenne au bout.
Son histoire sous le maillot blaugrana s’arrête pourtant à la fin de cette même saison. Ronaldo rejoint alors l’Inter Milan. Le buteur de la finale quitte donc lui aussi le club. Son départ et le changement d’entraîneur restent toutefois deux situations distinctes.
Trois titres ne suffisent pas à Robson
Pour Bobby Robson, cette victoire ne change rien à la décision du club. Avant même la finale, le Barça a choisi de le remplacer par Louis van Gaal. Le sacre de Rotterdam arrive alors que la succession sur le banc est déjà réglée. Difficile de mieux résumer le contraste entre le résultat et l’avenir de l’entraîneur.
En salle de presse après le match, Robson renvoie la question au président Josep Lluís Núñez. « Demandez à Núñez si cela m’assure de garder mon poste », déclare Bobby Robson.
Son bilan de la saison 1996-1997 compte pourtant trois titres. La Coupe des vainqueurs de coupe, la Coupe du Roi et la Supercoupe d’Espagne. On mesure le paradoxe : le Barça gagne en Europe, mais prépare déjà son changement d’entraîneur.





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