Lionel Messi était impossible à arrêter en faux neuf, confie Ricardo Carvalho à La Vanguardia avant le classique du dimanche 25 octobre.
Ricardo Carvalho garde des souvenirs contrastés de ces classiques. Le Portugais revient sur les duels entre le Barça de Pep Guardiola et le Real Madrid de José Mourinho. Il reconnaît les excès, sans oublier le plaisir de regarder jouer ses adversaires. Andrés Iniesta en tête.
Le faux neuf qui compliquait tout
Pour Carvalho, le positionnement de l’Argentin changeait tout dans le duel. Entre les lignes, Messi posait un problème bien particulier aux défenseurs centraux.
« Messi, quand il jouait en faux neuf, était quelque chose de différent pour un défenseur central. Un joueur qui se débrouille si bien entre les lignes et qui est si fort en un contre un… On ne pouvait pas l’arrêter », explique-t-il à La Vanguardia.
On mesure ce que ce rôle apportait au Barça dans ces confrontations. Même un adversaire chargé de le contenir reconnaît l’impasse.
Carvalho réserve aussi un bel hommage à Andrés Iniesta. Cette fois, il parle simplement du plaisir de le regarder : « Iniesta était différent; c’était un plaisir de le voir jouer. »
Mais ces compliments ne gomment pas les tensions de l’époque. Le Portugais reconnaît que l’enjeu prenait parfois le dessus sur le jeu.
« Il y avait un peu de tout, du divertissement, mais aussi beaucoup de tension dans les matchs », raconte-t-il. « Il faut mettre des limites à la tension et, parfois, dans ces classiques, nous dépassions cette limite. »
Carvalho évoque aussi le plaisir de participer à ces rendez-vous : « On s’amuse parce qu’on sait qu’on joue pour deux des meilleurs clubs du monde. » Le plaisir était là, donc. Les excès aussi.
Mourinho supporte mal de perdre, Deco a trouvé sa place
Sur José Mourinho, Ricardo Carvalho décrit un rapport toujours difficile à la défaite. Un entraîneur plus apaisé, peut-être, mais pas au point d’accepter de perdre.
« Il est sans doute vrai qu’il est plus mûr, modéré et apaisant, mais il ne sait pas vivre avec la défaite. Si les choses ne se passent pas bien, il va se mettre en colère », estime-t-il auprès de La Vanguardia.
Le ton change quand il évoque Deco, actuel directeur sportif du Barça. Carvalho l’a côtoyé au FC Porto, à Chelsea et en sélection portugaise. Il salue l’ancien joueur, mais aussi sa reconversion. Pour le Barça, c’est un regard favorable sur son directeur sportif, venu d’un ancien coéquipier.
« Deco était impressionnant comme joueur. J’ai partagé le vestiaire avec lui à Porto, à Chelsea et en sélection. Je pense qu’il a trouvé la fonction dans laquelle il se sent à l’aise et qui lui procure du plaisir. »





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